CIVIS et CASUD : Qui prendra le contrôle après les municipales ?
Mise à jour le 2026-03-26 09:30:00 : Après les élections municipales, la lutte pour le contrôle des intercommunalités du Sud s’intensifie.
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Les résultats des élections municipales à peine digérés, les regards se tournent déjà vers les intercommunalités du Sud. À la CIVIS et à la CASUD, les jeux sont loin d’être totalement faits et des rebondissements pourraient encore survenir.
Car si les maires sont désormais connus, la répartition des sièges communautaires, elle, ne laisse que peu de place à l’improvisation. Elle est encadrée par l’arrêté préfectoral du 30 octobre 2019, qui fixe le nombre de sièges par commune, sur la base d’un accord local ou, à défaut, de critères démographiques. Reste ensuite à savoir qui prendra réellement la tête de ces structures stratégiques.
À la CASUD, un basculement historique à gauche
C’est sans doute à la CASUD que la situation est la plus explosive. Avec 48 sièges répartis entre Le Tampon (24), Saint-Joseph (19), L’Entre-Deux (3) et Saint-Philippe (2), l’équilibre est fragile. La victoire d’Alexis Chaussalet au Tampon change la donne. Le clan Thien Ah Koon perd la main sur l’intercommunalité et le président sortant Jacquet Hoarau est condamné à quitter son fauteuil. L’intercommunalité va passer à gauche pour la première fois.
Mais la succession est loin d’être écrite. Si Alexis Chaussalet apparaît comme le candidat naturel, en tant que maire de la commune la plus peuplée, Patrick Lebreton pourrait lui contester une présidence qu’il espère depuis longtemps.
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« Notre objectif, c’est de faire avancer le territoire au-delà des clivages politiques. Je ne suis pas dans une préoccupation de casting : ce qui compte le plus pour moi, c’est que nos projets avancent. En revanche, il faut être lucide sur une chose : Le Tampon est incontestablement la plus grosse commune du territoire, il faut qu’elle y trouve toute sa place », précise Alexis Chaussalet.
En cas d’absence d’accord, un scénario déjà vécu pourrait se reproduire. Il y a six ans, André Thien Ah Koon et Patrick Lebreton s’étaient retrouvés à égalité parfaite, 24 voix contre 24. Le premier avait finalement été désigné au bénéfice de l’âge. Cette fois, ce mécanisme pourrait jouer en faveur de Patrick Lebreton.
Dans ce jeu d’équilibre, les petites communes pourraient peser lourd. Camille Clain à l’Entre-Deux ou encore Olivier Rivière et certains élus d’opposition pourraient devenir les arbitres d’un duel serré.
A moins que tout ne soit réglé depuis la pyramide inversée, ou que tout ne capote, justement, à cause de l’objectif des élections régionales.
À la CIVIS, Lorion en position de force… mais
À la CIVIS, la situation semble plus favorable au maire de Saint-Pierre. Même si la ville perd un siège au profit de Petite-Île, avec 33 sièges, David Lorion dispose d’un socle solide face à Saint-Louis (21 sièges), L’Étang-Salé (5), Petite-Île (5), Les Avirons (4) et Cilaos (2). Sur le papier, la voie semble tracée pour sa propre succession à la tête de l’intercommunalité. Mais en politique, les évidences peuvent parfois être trompeuses.
Une tentative de recomposition n’est pas totalement à exclure. Juliana M’Doihoma pourrait tenter de fédérer un front alternatif, notamment en s’appuyant sur sa proximité avec Mathieu Hoarau à L’Étang-Salé.
Dans ce scénario, chaque siège compterait. Les petites communes pourraient jouer un rôle déterminant, à l’image de Cilaos, où les deux voix de Laïla Nassibou pourraient peser dans un éventuel basculement. Eric Ferrère des Avirons et ses quatre sièges possèdent également un fort levier de négociation.
En cas d’opposition entre les deux plus gros maires de la collectivité, l’un des « petits » maires pourrait se retrouver à être élu pour établir un consensus.
Reste toutefois un élément de stabilité : Serge Hoareau, à Petite-Île, historiquement proche de Michel Fontaine, devrait logiquement s’inscrire dans la continuité en soutenant David Lorion.
Des négociations décisives à venir
Dans les deux intercommunalités, rien n’est encore totalement figé. Les discussions, alliances et arbitrages vont désormais s’accélérer dans les prochains jours.
Car derrière ces équilibres se joue bien plus que des postes : la capacité à orienter les grandes politiques publiques du Sud. Une chose est sûre : les municipales sont terminées, mais la bataille politique ne s’arrête jamais vraiment.
Ce qu’il faut savoir
- Le fait : Les intercommunalités du Sud, CIVIS et CASUD, connaissent des changements politiques majeurs.
- Qui est concerné : Les élus locaux et les habitants des communes concernées.
- Quand : Suite aux élections municipales récentes.
- Où : Dans le Sud de la France.
Sources
Source d’origine : Voir la publication initiale
Date : 2026-03-26 09:30:00 — Site : www.zinfos974.com
Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets
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Publié le : 2026-03-26 09:30:00 — Slug : civis-casud-qui-va-prendre-la-main-apres-les-municipales
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